Maison natale de Julie

Au temps de Julie

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Plan de la maison natale de Julie dessiné par M. Lejeune, 22 août 1853.  Cliquez pour agrandir.

Long bâtiment en torchis, sans étage, avec toit de chaume ; trois pièces consécutives : magasin, chambre à coucher et chambre de Julie ; porte percée dans cette chambre –après 1782– donnant accès à la cour.

Cour avec hangars ; jardin ; terrain vendu en 1767 (cimetière actuel).
Vieux puits près du mur extérieur du hangar.

Evolution jusqu’à aujourd’hui

La maison devient propriété de l’Institut en 1882.

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Photo sans date (avant 1895) prise devant la chambre de Julie – Deux sœurs et une cousine (petites nièces de Julie Billiart) : Victoire NEUTE, épouse d’E. Berthelot (décédée en 1895), Thérèse DAMHET (1812-1905) et Madeleine Neute (née en 1821).  Cliquez pour agrandir.

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Mère Maria-Julienne

En mars 1914, avant la première guerre mondiale, Mère Maria-Julienne et son assistante se rendent à Cuvilly.  Selon les Annales, « jamais une Sœur de Notre-Dame n’avait vu la maison de Julie ».  Les deux Sœurs ont pu découvrir la maison telle que Julie l’a connue.  On en trouve une longue description dans les Annales de l’Institut :

« Arrivées sur le seuil de la porte qui donne entrée dans la cour, notre chère Mère et notre chère Supérieure n’ont pu maîtriser leur émotion à la vue de l’extrême pauvreté de cette habitation […].  La petite chambre […] fait 2m70 de largeur et seulement 2 m de hauteur.  Dans le fond, un petit autel à la place où se trouvait le lit.  […]  La maison de notre bienheureuse Mère Julie n’a ni cave ni grenier, elle se compose de trois places […].  Notre chère Mère s’est entretenue longuement avec le vieux Monsieur Huelle, parent au 4ème degré et avec sa belle-fille (ou fille ?), Madame Cordier.  […] »

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Carte postale de la destruction de la maison en 1918.

Juin 1918, le village est complètement détruit : la maison de Julie ne tient plus debout et l’église où elle a prié est fortement endommagée.  La porte de la chambre de Julie est donnée à Namur mais sera brûlée dans les bombardements de la Maison Mère en 1940 et 1944.

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Maison Billiart, vue de la route où on voit encore le puits qui existait du temps de Julie et vue du jardin (après 1934 car une grille sépare le jardin).

1934 : reconstruction de la maison en briques sur le plan primitif ; oratoire édifié sur l’emplacement de la chambre de Julie et de la remise ; Cour, hangars aménagés – grille séparant du jardin.

Jusqu’en 1969, les locataires de la maison appartiennent à la famille de Julie :

  • Séraphine Heuelle, parente de Julie au 5ème degré (1863-1952), mariée à Louis Cordier
  • Puis la fille (ou belle-fille ?) de Séraphine, Charlotte Cordier et son second mari Fidozée Roussel, ce dernier occupe la maison jusqu’à son décès en 1969.

En 1969, Julie est déclarée Sainte par le pape Paul VI ; une plaque commémorative est placée sur le mur de la rue. Monsieur et Madame Devallois (proches voisins) seront gardiens de l’oratoire et de la maison jusqu’à l’arrivée des Sœurs en 1985.

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Nouvelle construction, 1985.

C’est en 1984 que la construction de la nouvelle maison commence ; les travaux prennent du retard à cause de l’hiver rude de 1984-1985.  La nouvelle communauté s’installe à Cuvilly le 4 septembre 1985.  Une école dirigée par des Sœurs de Notre-Dame existait déjà à Orvillers-Sorel, à trois kilomètres de Cuvilly, depuis 1956. Une deuxième école est ouverte à Noyon en 1956.

La Rue de Lataule devient Rue Julie Billiart en 1994 pour le 25ème anniversaire de la canonisation.

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Photo de la plaque de 1969 et de l’enseigne de 2001

En 2001, pour le 250ème anniversaire de la naissance de Julie, on inaugure l’enseigne de Sainte Julie sur le pignon de la maison de Cuvilly (travail de Monsieur Boulogne à partir d’un dessin de Sr Albert Goosse).

50 Années de Sainteté

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