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SIMPLICITE

anglais

La SIMPLICITE nous parle à nous, Sœurs de Notre Dame de Namur.

La simplicité, Julie, jeune fille de Cuvilly, ne l’a-t-elle pas vécue en tant que simple paysanne de Picardie avant de nous en parler ?

Julie parmi les moissonneurs, dessin de Sr Callista McEechan.

Julie choisit de beaux symboles de la nature comme le tournesol qu’elle admirait dans les champs autour d’elle ou le cristal qu’elle utilise également pour exprimer comment elle comprenait cette caractéristique qu’elle souhaitait pour chaque sœur.

« Celles qui ne sont pas simples ne sont ni les enfants de Dieu, ni les miens » Julie Billiart

« La simplicité est comme un cristal très pur que le soleil de Justice pénètre, éclaire et réchauffe », Julie Billiart

Sœur Mary Linscott développe l’idée :

« L’analogie du rayon de soleil brillant à travers le cristal suggère la pénétration complète et l’irradiation par lesquelles Dieu influe sur l’homme à travers la simplicité, en même temps que la transparence qui est la disposition humaine donnée en retour…

La simplicité de la lumière blanche ne signifie pas un manque de couleur, mais la potentialité de toute la gamme de couleurs non réalisée aussi longtemps qu’il n’y a pas d’objet pour réfracter son éclat »

Mary Linscott, toute imprégnée de l’esprit de Teilhard de Chardin, le cite :

« Jusqu’ici adorer a signifié préférer Dieu aux choses en les référant à Lui. Maintenant adorer signifie abandonner notre âme et notre corps à l’action créatrice. ..Unir cette activité à la sienne et conduire le monde à son accomplissement. » (Christologie et évolution)

« La simplicité impliquait Julie dans les problèmes de son temps. En effet, il lui était difficile de concevoir un christianisme se tenant à l’écart des tourments de la vie. »

Quel est le tourment actuel exprimé avec force notamment par la jeunesse du monde entier et répercuté dans l’encyclique du Pape Laudato Si ?

N’est-ce pas justement : l’urgence d’une conversion écologique à tous les niveaux ?

Référons-nous à un passage ou l’autre du Laudato Si à lire et surtout à chercher à appliquer dans notre vie avec notre charisme particulier de la simplicité.

«N° 222 : La spiritualité chrétienne propose une autre manière de comprendre la qualité de vie et encourage un style de vie prophétique et contemplatif ,capable d’aider à apprécier profondément les choses sans être obsédé par la consommation. …La spiritualité chrétienne propose une croissance par la sobriété…C’est un retour à la simplicité qui nous permet de nous arrêter pour apprécier ce qui est petit, pour remercier des possibilités que la vie nous offre. »

Autre exemple N°227 : « S’arrêter pour rendre grâce à Dieu avant et après le repas est une expression de cette attitude. Je propose aux croyants de renouer avec cette belle habitude et de la vivre en profondeur. Ce moment de bénédiction, bien qu’il soit très bref, nous rappelle notre dépendance de Dieu pour la vie, il fortifie notre sentiment de gratitude pour les dons de la création, reconnaît ceux qui par leur travail fournissent ces biens, et renforce la solidarité avec ceux qui sont le plus dans le besoin. » Pape François dans Laudato Si

Sœur Mary Linscott de continuer :

« C’est l’Esprit, planant sur les eaux qui donna vie à la création et qui, en couvrant Marie de son ombre réalisa l’incarnation. Son action transforme l’âme et l’amène à la vie de mysticisme actif et pratique que Julie décrit. C’est pourquoi elle recommande souvent son œuvre à l’Esprit, elle presse les sœurs de l’invoquer, de laisser sa lumière les envahir, illuminer leur travail. »

Les Sœurs de Notre-Dame participent activement à la conversion écologique.

N’est-ce pas, ouvertes à l’Esprit, que nos chapitres généraux successifs ont pris au sérieux ce tourment actuel de notre monde ?  Dans l’article 65 de nos Constitutions, nous lisons « Sachant que Dieu a créé toute chose bonne, nous lui sommes reconnaissantes et nous respectons toutes les ressources de la terre. Nous veillons à les utiliser et à les gérer pour améliorer la vie de tous »

En 2014, la Congrégation s’exprima ainsi « Poussée par la crise écologique, nous examinons chaque facette de notre relation avec la communauté de la création. Tous les membres et toutes les Unités de la Congrégation s’engagent à passer à l’action sur cette question brûlante de notre temps »

Que d’actions concrètes sont menées à travers le monde notamment par des Sœurs de Notre Dame, à différents niveaux concernant cette préoccupation majeure dans le souci intégralement conjoint de préserver la terre et par là de sauvegarder l’humanité comme nous le rappelle si clairement le Pape : « L’intime relation entre les pauvres et la fragilité de la planète ; la conviction que tout est lié dans le monde ».

Energies propres, panneaux solaires, assainissement de l’eau, nourriture saine, méthodes respectueuses de la terre…  Une sœur a même donné sa vie dans le martyr pour la cause : pensons à Dorothy Stang défendant la forêt Amazonienne  au Brésil, la lutte continue après elle.

Sister Dorothy Stang, SNDdeN

Plus près de Namur, prenons l’exemple de Jumet en Belgique où le grand parc va permettre la permaculture avec son principe « rien ne se perd tout se transforme ».  Pour en savoir plus sur la reconversion du couvent de Jumet (fondé par sainte Julie en 1808) en une ferme urbaine de permaculture, cliquez ici : http://sndden.be/2018/11/09/ferme-bio-dans-le-couvent-de-jumet/

Photo du parc de Jumet, Belgique

Un autre aspect qui rejoint notre charisme est l’accent mis sur l’éducation.

Le pape François nous le rappelle : « Nous sommes devant un défi éducatif ».

N°213 de l’encyclique Laudota Si : «  Les milieux éducatifs sont divers : l’école, la famille, les moyens de communication, la catéchèse et autres. Une bonne éducation scolaire, dès le plus jeune âge, sème les graines qui peuvent produire des effets tout au long de la vie. »

Julie n’avait-elle pas ce sens éducatif lorsqu’elle dit « Préparons des jeunes filles pour la vie »

Dans les perspectives du projet bio à Jumet nous lisons : « L’éducation constitue l’un des axes principaux du projet. La présence d’une école primaire sur le site est un atout pour sensibiliser les enfants à l’alimentation naturelle. Nous pourrions aussi accueillir des étudiants de toutes disciplines en stage. »

Terminons par le sens que donne si admirablement le pape François à L’Eucharistie :

N° 236 : « Dans l’Eucharistie, la création trouve sa plus grande élévation.  Le Seigneur, au sommet du mystère de l’Incarnation, a voulu rejoindre notre intimité à travers un morceau de matière. Non d’en haut mais de l’intérieur, pour que nous puissions le rencontrer dans notre propre monde… L’Eucharistie est en soi un acte d’amour cosmique. L’Eucharistie est toujours célébrée en un sens, « sur l’autel du monde ». (Cf Teilhard de Chardin cité lui aussi par le Pape François)

Pour en savoir plus :

  • Mary Linscott (SNDde N), Au ciel à pied, 1969 (traduction française, 1990).
  • Mary Linscott (SNDde N), Le 4ème essentiel, 1971.

SIMPLICITY

Français

SIMPLICITY relates to us as Sisters of Notre Dame de Namur

Simplicity, didn’t Julie live it as a simple Picard farm girl of Cuvilly, before we began to speak of it? 

Julie among the harvesters, drawing made by Sr Callista McEechan.

Julie chooses beautiful symbols from nature such as the sunflower that she admired in the fields around her or crystal that she also used to express how she understood this characteristic that she wished for each sister.

“Those who are not simple are neither children of God, nor mine.”  Julie Billiart

“Simplicity is like a clear crystal which the rays of the Sun of Justice penetrate, light and warm.” Julie Billiart

Sister Mary Linscott develops the idea:

“The analogy of sunlight shining through crystal suggests the complete penetration and irradiation by which God influences human beings through simplicity, and the transparency which is the human disposition in reply….

The simplicity of white light is not lack of colour but the potentiality for the full range of colours, unactualized so long as there is no object to refract its prismatic brilliance.” 

Mary Linscott, impregnated with the spirit of Teilhard de Chardin, quotes him: 

“’Til now, to adore has meant to prefer God to things by referring them to him….  Now adoration means the giving of our body and soul to creative activity, joining that activity to him to bring the world to fulfilment.”  (Christologie et évolution)

“Julie’s simplicity involved her in the problems of her time.  Indeed, it was difficult for her to conceive of a Christianity that would not involve itself in the sufferings of life.” 

What is today’s suffering that is powerfully expressed by youth of the entire world and echoed by Pope Francis in his encyclical Laudato Si?

Is it not precisely:  the urgency of an ecological conversion at all levels?

Let’s refer to a passage or two from Laudato Si, to read and, above all, to attempt to apply to our life with its particular charism of simplicity:

“#222.  Christian spirituality proposes an alternative understanding of the quality of life, and encourages a prophetic and contemplative lifestyle, one capable of deep enjoyment free of the obsession with consumption….  Christian spirituality proposes a growth marked by moderation….  It is a return to that simplicity which allows us to stop and appreciate the small things, to be grateful for the opportunities which life affords us….”

Another example #227.  One expression of this attitude is when we stop and give thanks to God before and after meals.  I ask all believers to return to this beautiful and meaningful custom.  That moment of blessing, however brief, reminds us of our dependence on God for life; it strengthens our feeling of gratitude for the gifts of creation; it acknowledges those who by their labors provide us with these goods; and it reaffirms our solidarity with those in greatest need.”

Sister Mary Linscott continues:

“It was the Spirit whose brooding over the waters gave life to creation, and whose overshadowing of our Lady brought about the incarnation.  His action transforms the soul in the life of active, practical mysticism which Julie describes.  She therefore often commends her work to him, urging the sisters to invoke him and to let his light shine through them, illuminating their work….” 

The Sisters of Notre Dame actively participate in ecological conversion.

Haven’t our successive General Chapters, open to the Spirit, taken seriously the current suffering of our world?   In article 65 of our Constitutions, we read: “Gratefully aware of the goodness of God’s creation, we reverence the resources of the earth, and we are careful to use them in a spirit of stewardship to foster the life of all people.” 

In 2014, the Congregation explained itself in this way: “Impelled by the ecological crisis, we examine every facet of our relationship with the community of creation.  All members and units of the Congregation commit to take action on this defining issue of our time.” 

How many concrete actions have been undertaken across the world, notably by Sisters of Notre Dame, concerning this major preoccupation in this entirely shared concern to preserve the earth and safeguard humanity!  We recall so clearly the Pope: “The intimate relation between the poor and the fragility of the planet; the conviction that all is connected in the world.” 

Clean energy, solar panels, water purification, healthy food, methods respectful of the earth….  One sister has even given her life in martyrdom for the cause:  let’s remember Dorothy Stand defending the Amazon forest in Brazil; after her, the struggle continues.

Sister Dorothy Stang, SNDdeN

Closer to Namur, let’s take the example of Jumet, in Belgium, where the large park is going to permit permaculture with its principle: “nothing gets lost all is transformed.”  To learn more about the redevelopment of the Jumet convent (founded by Saint Julie in 1808) into an urban farm,  click here: http://sndden.be/2018/11/09/ferme-bio-dans-le-couvent-de-jumet/

Photo of the Jumet park, Belgium.

Another aspect that links our charism is the emphasis that is put on education

Pope Francis reminds us: “We are faced with an educational challenge.”

#213 of the encyclical Ladato Si: “Ecological education can take place in a variety of settings:  at school, in families, in the media, in catechesis and elsewhere.  Good education plants seed when we are young, and these continue to bear fruit throughout life.”

Didn’t Julie have this educational meaning when she said: “Let’s prepare girls for life.”

With respect to the biological project at Jumet, we read:  “Education constitutes one of the principal axes of the project.  The presence of a primary school on the site is an asset in order to heighten the awareness of children to natural food.  We will be thus able to welcome students from all the disciplines for onsite training.”  

Let’s close with the meaning that Pope Francis so admirably gives to the Eucharist:

#236: “It is in the Eucharist that all that has been created finds its greatest exaltation.  Grace, which tends to manifest itself tangibly, found unsurpassable expression when God himself became man and gave himself as food for his creatures.  The Lord, in the culmination of the mystery of the Incarnation, chose to reach our intimate depths through a fragment of matter.  He comes not from above, but from within, he comes that we might find him in this world of ours….  Indeed, the Eucharist is itself an act of cosmic love….  The Eucharist is always in some way celebrated on the altar of the world.”

To learn more:

Mary Linscott (SNDdeN),To Heaven on Foot, 1969 (French translation, 1990).

Mary Linscott (SNDdeN), The 4th Essential, 1971.

the persecution of the church (the carmelites of compiègne guillotined)

French

 Saint Julie Billiart and the persecution of the Church at the time of the French Revolution

In Cuvilly, Julie becomes such an example of confidence and steadfastness in the faith that the revolutionary forces see her as a threat.  In 1791, persecuted because of her stance with respect to “constitutional priests” (those who took the oath of allegiance to the nation), Julie was forced to flee from her village and hide, first to Gournay-sur-Aronde, then, in Compiègne and, later, in Amiens.

Julie is in Compiègne at the time of the height of the politics of dechristianization (September 1793 – September 1794).  Dechristianization, during the French Revolution has for its goal to suppress Christianity in the daily life of the French; priests are deported or assassinated, religious are forced to renounce their vows, churches are closed or transformed into temples of Reason or of Liberty (as in Compiègne), crosses and pious images are destroyed, religious holidays forbidden, programs abolished, public and private worship is prohibited. 

In order to deal with the many counter-revolutionaries and French monarchists, Robespierre implemented exceptional measures that would later be called the “Terror.”  The most well-known is the terrible Law of Suspects which required the identification of all those who served the Revolutionary cause.  Nearly 20,000 people, suspected of sympathizing with the counter-revolutionaries, were executed.  It is in this context that 16 Carmelites are guillotined in July of 1794.

Relations between Julie and the Carmelites of Compiègne

  1. Julie living in CUVILLY is in contact with the Carmelites of Compiègne.

Julie, living in Cuvilly, knew the Carmelites of Compiègne whom she visited in order to provide them with cloth and embroideries.  Let’s study the General Archives of the Congregation in Namur.

The two older biographies of Julie written by Father Charles Clair, in French. (1895) and by Father James Clare, in English, (1909) mention Julie’s visits to the Carmelites of Compiègne. 

Father Charles Clair based his book on the “recollections of her first companions” of which we keep copies in the Namur Archives. 

  • On October 7, 1881, Sr. Marie Victoire Carez writes :  « […] At the height of the Revolution, she [Julie] sought refuge in Compiègne; there she was looked upon as a saint.  She was in contact with the saintly Carmelites, who died on the scaffold. […]. “
  • In her deposition of January 25, 1883, taken at Chimay, Sr. Marie Claudine (in the world as Julie Godefroit) notes:  “She [Julie] was in contact with the saintly  Carmelites, who died on the scaffold.” 

As for Father James Clare, he finds information in the Annals of the Congregation written in 1844 by Sr. Stephanie Warnier: “Around the age of 18 […], she [Julie] visited at that time the Carmelites of Compiègne who instilled in her heart the love of God and zeal for the salvation of souls.”

Father Charles Clair and Father James Clare add interesting details that are not found in written sources:

  • The reasons for Julie’s visits with the religious of Compiègne: “with respect to the sacred vestments that she had embroidered put her in contact with the Carmelites of the city” (Father Clair)
  • The talent of this girl.  Her skill in church embroidery, to which we have already alluded, took her from time to time to the Carmelite Convent of Compiègne, renowned at that time through all the countryside for its strict observance and the holy lives of its inmates.  Thus she formed an intimacy with that band of noble women who, a few years later, were one and all to win the martyr’s palm; and the annals of her life note that their saintly conversation fanned to yet brighter flame her ardour in the service of God.  Surely it was not a mere chance, but rather God’s eternal seal upon that friendship, that eight days after the hand of Pius X had placed the coronet of the Blessed on the brows of the Virgin of Cuvilly, it was lifted again to set it on those of the martyrs of Compiègne.”   (Father James Clare, pp. 20-21)

Here is another proof of the relationship between Julie and the Carmelites of Compiègne.

Abbot A. Odon (pastor of Tilloloy) written around 1887:

“When circumstances permitted, it was for her a sweet recreation, on Sundays and holidays, to go to visit the Carmelites of Compiègne.  Julie was so happy to speak with an open heart to the holy daughters of Saint Thérèse through their blessed grilles!  What a joy for her soul to pour out her feelings to these seraphic souls, so well formed to understand her!  Could she have drawn from a better source the desire of perfection, the attraction for the religious life, and this robust faith, this valiant love for Our Lord, this generous ardour, this ardour […] that came to be the distinctive character of her holiness and a mark of the profound imprint on the work that she was called to found?” 

2. Julie, refugee in COMPIÈGNE, has connections with the Carmelites by means of her niece and Abbot de Lamarche.

Julie is in contact with the Carmelites through her niece, Felicity, who accompanied her on the road of exile.  We know this thanks to a letter written by Mother Henriette de Croissy.  This note from the Carmelite, written between 1792 and 1794, unsigned and undated, but recognized as authentic, is interesting and delivers some details on Julie’s life:  the room that she will soon occupy permits her to receive visits.  We learn that Felicity did the Carmelites laundry (or that Julie and Felicity’s laundry was done in the Carmelite convent).  A name is evoked by Mother Henriette de Croissy:  it’s that of a certain Madame Gabriel to whose home Julie would be transported.  She suffered at the time from rather violent toothaches. 

“[… ] Felicity had just come to get the laundry that she thought was here but she was not able to take the time to go to your place as it was necessary that she go to the druggist.  Julie has a very bad toothache and tomorrow she will be transported to Madame Gabriel’s home; she would not be able to keep the (?) crippled without suffering from her great sensibility.  The surgeon thinks that she will have a rotten fever; in her new dwelling she could be visited but she will not be able to keep anyone.  This happy inconvenience is not frequent… […]  Felicity will gladly see that you send her the laundry through Thérèse, if that can happen.”

Letter (between 1792-1794) from Mother Henriette de Croissy, Carmelite guillotined in Paris in 1794. Arch. Dép. Q. FFI no. 50. Click to enlarge the image.

Julie is in contact with the Carmelites also by means of Abbot de Lamarche, priest at Compiègne.  He met Julie in 1793 when “he ministered to some of the faithful and, notably, to the Carmelites.  It is he who, disguised as a workman, will bless each Carmelite going to her death.  The testimony left by Abbot de Lamarche expresses his admiration for the faith and strength of soul of Julie in spite of her paralysis and the threats associated with the “Terror.” 

“February 2, 1820.  It was not until 1793 that I made the acquaintance of Julie.  She had left Cuvilly, her native place, and taken to Compiègne for greater safety in the troubles which at that time agitated France.   I was ministering to the spiritual needs of some faithful souls who dwelt there, notably the Carmelite nuns.  Julie was living in retirement in a small room with one of her nieces who took care of her.  I went to visit her; she did not speak or rather she only spoke by signs.  When she went to confession, I had to give her an hour’s notice.  She then prepared herself with intense fervor and obtained, as she owned to me, the grace of articulating distinctly.  It was only after absolution that she fell back into speechlessness.  It seemed clear to me that it was by no effort by nature that she was able to express herself in confession, but that she obtained this favor by her lively faith.  I saw her from time to time for about a year. I was more and more astonished at her progress in perfection.  She offered herself continually to God as a victim to appease His anger.  Her resignation was perfect; always calm, always united to God.  Her prayer was so to speak unceasing… […]”

It is through Father de Lamarche that Julie must have learned that the Carmelites of Compiègne offered themselves as a holocaust to appease God’s anger, so that peace might return to the Church and to the State.

When the Carmelites were guillotined in Paris in 1794, Julie had been in Compiègne for two years.  The news of their death was without doubt very painful for her.  As Sr. Roseanne Murphy (SNDdeN) says: “their heroic deaths made a profound impression on Julie; she often referred to them years later.  She felt the loss of her friends for they had been a prayerful support for her since she was a child.” 

The Martyrdom of the Carmelites of Compiègne

The 16 Carmelites of Compiègne

In the context of dechristianization, on September 14, 1792, the Carmelites are expelled from their convent by the civil authorities.  They then lived their vocation in different houses in Compiègne, where they were separated into 4 groups.  They pronounce each day a “vow of total consecration to the Divine Will” – even were it at the price of their life – to obtain the end of the massacres of the Terror and peace for the Church and the State.

Commenorative plaque affixed on one of the three houses where the Carmelites sought refuge in Compiègne.
Church of Saint Anthony in Compiègne where Abbot Jean-Baptiste Courouble (or Caroube) celebrates Mass – with the authorization of the constitutional pastor Thibaux – for the Carmelites expelled from their convent and who resided in houses near this church.

They were arrested on June 22-23 1794 and incarcerated in a former convent of the Visitation, converted into a prison.  The Reign of Terror is then at its apex and affects, notably, religious orders.   Thus, at Arras, on June 26, four religious of the Daughters of Charity are executed and in July, 32 religious, Ursulines, Sacramentarians, Bernardines, as well as 30 priests are guillotined.

On July 12, 1794, the 16 Carmelites are transferred from Compiègne to Paris, where they are judged on July 17 under accusation of “plotting against the Revolution.”  The act of accusation is drawn up by Fouquier-Tinville.  They are condemned to death and executed that very day as “fanatics and insurrectionaries.” 

On July 17, while walking toward their martyrdom, they pray and sing the Miserere, the Salve Regina and the Te Deum.  At the foot of the scaffold, they intoned the Veni Creator and renew their baptismal promises and their religious vows.  Sister Constance de Jésus (Meunier), a novice, is called first.  She asks the Mother Prioress, Thérèse de Saint-Augustin Lidoine) for her blessing and her permission to die.  She then climbs the steps of the scaffold while singing the Laudate Dominum omnes gentes.   The same scene is produced for the other sisters.  The prioress is sacrificed last.  They are then buried in a common grave in the cemetery of Picpus. On May 27, 1906, they are beatified by Pope Pius X

“What happiness to die for one’s God!” cried out one of them.  “Let’s be the last to die.”  In effect, ten days after this sacrifice, the turmoil, which during two years had spread on French soil the blood of France’s children, ceased.  (Decree of Beatification)

The Carmelites of Compiègne were beatified two weeks after Julie had received this honor on May 13, 1906.

Like the Carmelites of Compiègne, Julie, humbly, participates in the mystery of love of a God wounded by the world’s suffering.  In spite of the danger of the troubles tied to the French Revolution, her deep conviction in the Goodness of God, is unshakeable.  Entirely paralyzed and not able to express herself, she gives meaning to her life by offering herself as a victim and by presenting to Christ her life as a woman dispossessed of all activity and of any possibility of service.  This abandonment leads her to an absolute confidence.  She will later write:

A sign was given to Julie, as a response and also as a call to an absolute gift (see the theme for May): https://snddensjb50.org/2019/05/01/compiegne-theme-la-vision/

If the cross is present, Julie knows that it is the expression of the infinite goodness of God and his immeasurable love.

la persécution contre l’eglise – les carmélites de compiègne guillotinées

anglais

SAINTE JULIE BILLIART ET LA PERSÉCUTION CONTRE L’EGLISE AU MOMENT DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE

A Cuvilly, Julie devient un tel exemple de confiance et de fermeté dans la foi que les forces révolutionnaires voient en elle une menace.  En 1791, persécutée à cause de sa prise de position vis-à-vis des “prêtres constitutionnels” (ceux qui ont prêté serment de fidélité à la nation), Julie est contrainte de fuir son village natal et de se cacher d’abord à Gournay-sur-Aronde, à Compiègne et plus tard à Amiens.

Julie est à Compiègne au moment de l’apogée de la politique de déchristianisation (septembre 1793-septembre 1794).  La déchristianisation, pendant la Révolution française, a pour but de supprimer le christianisme de la vie quotidienne en France : prêtres déportés ou assassinés, religieux contraints à abjurer leurs vœux, églises fermées ou transformées en temples de la raison ou de la liberté (comme à Compiègne), croix et images pieuses détruites, fêtes religieuses interdites, agendas supprimés, et interdiction du culte public et privé.

Pour faire face aux nombreux contre-révolutionnaires et monarchistes français, Robespierre met en place des mesures exceptionnelles qui seront appelées plus tard la « Terreur ».  La plus connue est la terrible loi des suspects qui impose de recenser tous ceux qui desservent la cause de la Révolution.  Près de 20 000 personnes, suspectées de sympathie pour la contre-révolution, sont exécutées.  C’est dans ce contexte que seize carmélites de Compiègne sont guillotinées en juillet 1794.

Relations entre Julie et les carmélites de Compiègne

1. Julie vivant à CUVILLY est en contact avec les carmélites de Compiègne

Jeune fille à Cuvilly, Julie connait les carmélites de Compiègne chez qui elle se rend pour leur procurer du linge et des broderies.  Analysons les archives générales de la congrégation à Namur…

Les deux biographies anciennes de Julie écrites par le Père Charles Clair en français (1895) et par Father James Clare en anglais (1909) mentionnent les visites de Julie aux carmélites de Compiègne. 

Le Père Charles Clair se base sur les « souvenirs de ses premières compagnes dont nous gardons les copies dans les archives de Namur:

–  Le 7 octobre 1881, Sr Marie Victoire Carez écrit : « […]  Au plus fort de la Révolution, elle [Julie ] se réfugia à Compiègne ; elle y était regardée comme une sainte.  Elle eut des rapports avec les saintes carmélites, qui moururent sur l’échafaud. […] »

–  Dans sa déposition du 25 janvier 1883 à Chimay, Sr Marie Claudine (dans le monde Julie Godefroit) note : « Elle [Julie] eut des rapports avec les saintes carmélites, qui moururent sur l’échafaud. » 

Quant à Father James Clare, il trouve l’information dans les annales de la congrégation écrite en 1844 par sœur Stéphanie Warnier: « Vers l’âge de 18 ans […].  Elle [Julie] visitait à cette époque les carmélites de Compiègne qui infusèrent en quelque sorte l’amour de Dieu et le zèle du salut des âmes dans son cœur. »

Père Charles Clair et Father James Clare ajoutent des détails intéressants qu’on ne trouve pas dans les sources manuscrites :

–  les raisons des visites de Julie aux religieuses de Compiègne : « ce fut à propos des vêtements sacrés qu’elle avait à broder qu’elle entra en rapport avec les carmélites de cette ville » (Père Clair)

–  le talent de la jeune fille.  « Her skill in church embroidery, to which we have already alluded, took her from time to time to the Carmelite Convent of Compiegne, renowned at that time through all the countryside for tis strict observance and the holy lives of its inmates.  Thus she formed an intimacy with that band of noble women who, a few years later, were one and all to win the martyr’s palm; and the annals of her life note that their saintly conversation fanned to yet brighter flame her ardour in the service of God.  Surely it was not a mere chance, but rather God’s eternal seal upon that friendship, that eight days after the hand of Pius X had placed the coronet of the Blessed on the brows of the Virgin of Cuvilly, it was lifted again to set it on those of the martyrs of Compiègne. » (Father James Clare, pg 20-21)

Voici une autre preuve de la relation entre Julie et les carmélites de Compiègne.

L’abbé A. Odon (curé de Tilloloy) écrit vers 1887 :

« Quand les circonstances le permettaient, c’était pour elle une douce récréation, les dimanches et les jours de fêtes, d’aller visiter les carmélites de Compiègne.  Comme Julie était heureuse de s’entretenir à cœur ouvert, à travers leurs grilles bénies, avec les pieuses filles de Sainte Thérèse ! Quelle joie pour son âme de s’épancher dans ces âmes séraphiques, bien faites pour la comprendre !  Pouvait-elle puiser à meilleure source le désir de la perfection, l’attrait pour la vie religieuse, et cette foi robuste, ce vaillant amour pour Notre-Seigneur, cette ardeur généreuse, cet ardeur […] qui devaient être le caractère distinctif de sa sainteté et marquer d’une empreinte profonde l’œuvre qu’elle était appelée à fonder ? »

2. Julie, réfugiée à COMPIÈGNE, a des liens avec les carmélites par l’intermédiaire de sa nièce et de l’abbé de Lamarche.

Julie est en relation avec les carmélites par sa nièce Félicité qui l’avait accompagnée sur le chemin de l’exil.  On le sait grâce à une lettre écrite par Mère Henriette de Croissy.  Ce billet de la carmélite, écrit entre 1792 et 1794, non signé et non daté, mais reconnu authentique, est intéressant et livre quelques détails sur la vie de Julie : la chambre qu’elle occupera bientôt lui permettra d’accueillir de la visite.  Il nous apprend que Félicité lave le linge des carmélites (ou que les linges de Julie et de Félicité sont lavés chez les carmélites).  Un nom est évoqué par Mère Henriette de Croissy : il s’agit d’une certaine Madame Gabriel chez qui Julie sera transportée.  Elle souffre alors de maux de dents assez violents.

« […]  Félicité vient de venir pour chercher le linge qu’elle croyait ici mais elle n’a pas pu prendre le temps d’aller chez vous, il fallait qu’elle allât chez l’apothicaire.  Julie a bien mal aux dents et c’est demain qu’on la transporte chez Mad. Gabriel, elle n’aurait pu garder le ( ?) estropié sans souffrir de sa grande sensibilité.  Le chirurgien juge qu’il va avoir une fièvre putride, dans sa nouvelle demeure elle pourra être visitée mais elle ne pourra garder personne.  Cet heureux embarras n’est pas fréquent… […] Félicité verra avec plaisir que vous lui envoyez le linge par Thérèse, si cela se peut.

Lettre (entre 1792-1794) de Mère Henriette de Croissy, Carmélite guillotinée à Paris en 1794. Arch. dép. Q, FF1 n°50.  Cliquez pour agrandir l’image.

Julie est également en lien avec les carmélites par l’intermédiaire de l’abbé de Lamarche, prêtre de Compiègne.  Il fait la connaissance de Julie en 1793 alors «qu’il rendait des services de religion» à des personnes pieuses et notamment aux carmélites.  C’est lui qui, déguisé en ouvrier, bénira chacune des carmélites allant à la mort.  Le témoignage laissé par l’abbé de Lamarche exprime son admiration pour la foi et la force d’âme de Julie malgré sa paralysie et les menaces liées à la « Terreur » :

« Ce 2 février 1820.  Ce n’est qu’en 1793 que j’ai commencé à connaitre la Mère Julie.  Elle avait quitté son village de Cuvilly.  On l’avait transportée à la ville de Compiègne comme étant un lieu plus sûr, à cause des troubles dont la France était alors agitée.

J’allais alors rendre des services de religion aux âmes vertueuses qui y demeuraient, spécialement aux carmélites.  La Mère Julie vivait retirée dans une chambre, avec une de ses nièces qui la servait.  J’allais la visiter, elle ne parlait pas, ou plutôt elle ne parlait que par signes.  Pour la confesser, il fallait qu’elle fût avertie au moins une heure d’avance.

Elle s’y préparait avec une ferveur extrême et obtenait, comme elle me l’avoua elle-même, la grâce de s’expliquer clairement.  Ce n’était qu’après avoir reçu les Sacrements qu’elle reprenait son silence.  Il m’a paru que ce n’était pas par effort naturel qu’elle s’expliquait en confession mais qu’elle obtenait cette faveur par l’effet d’une foi vive.  Je l’ai suivie, par intervalles, environ une année ; j’admirais de plus en plus les progrès qu’elle faisait dans la piété.  Elle s’offrait continuellement comme victime à Dieu pour apaiser sa colère.  Sa résignation était parfaite ; toujours calme, toujours unie à Dieu, son oraison était presque continuelle. […] »

Témoignage de Monsieur de Lamarche, prêtre, 2 février 1820.

C’est par le Père de Lamarche que Julie a dû apprendre que les carmélites de Compiègne s’offraient en holocauste pour apaiser la colère de Dieu, pour que la paix soit rendue à l’Eglise et à l’Etat.

Quand les carmélites sont guillotinées à Paris en 1794, Julie est à Compiègne depuis 2 ans.  La nouvelle de leur mort fut sans doute très douloureuse pour Julie.  Comme le dit sr Roseanne Murphy (SNDdeN), « leur mort héroïque fit une profonde impression sur Julie ; elle y fit souvent référence des années après.  Elle souffrit de la perte de ses amies car elles avaient été pour elle un soutien de prières depuis qu’elle était enfant. »

Le martyr des carmélites de Compiègne

Les seize carmélites de Compiègne.

Dans le contexte de déchristianisation, le 14 septembre 1792, les carmélites sont expulsées de leur couvent par les autorités civiles. Elles vivent alors leur vocation dans différentes maisons de Compiègne, où elles sont réparties en quatre groupes. Elles prononcent chaque jour un « vœu de consécration totale à la Volonté Divine » — fût-ce au prix de leur vie — pour obtenir la fin des massacres de la Terreur et la paix pour l’Eglise et l’Etat.

Plaque commémorative apposée sur l’une des trois maisons où les carmélites se sont réfugiées à Compiègne.
Eglise Saint-Antoine à Compiègne où l’abbé Jean-Baptiste Courouble (ou Caroube) célèbre la messe – avec l’autorisation du curé constitutionnel Thibaux – pour les carmélites expulsées de leur couvent, et qui résident dans des maisons proches de cette église.

Elles sont arrêtées les 22-23 juin 1794 et incarcérées à l’ancien couvent de la Visitation, transformé en prison. La Terreur est alors au plus fort et touche notamment les ordres religieux. Ainsi à Arras, le 26 juin, quatre religieuses des Filles de la Charité sont exécutées et en juillet, 32 religieuses, Ursulines, sacramentaires et bernardines, ainsi que 30 prêtres, sont guillotinés.

Le 12 juillet 1794, les seize carmélites sont transférées de Compiègne à Paris, où elles sont jugées le 17 juillet sous l’accusation de « machiner contre la Révolution ». L’acte d’accusation est rédigé par Fouquier-Tinville. Elles sont condamnées à mort et exécutées le jour même comme « fanatiques et séditieuses ».

Le 17 juillet, en marchant vers leur martyre, elles prient et chantent le Miserere, le Salve Regina et le Te Deum.  Au pied de l’échafaud, elles entonnent le Veni Creator et renouvellent les promesses de leur baptême et leurs vœux religieux.  Sœur Constance de Jésus (Meunier), novice, est appelée la première.  Elle demande à la Mère prieure (Thérèse de Saint-Augustin Lidoine) sa bénédiction et la permission de mourir.  Elle gravit ensuite les marches de l’échafaud en chantant le Laudate Dominum omnes gentes.  La même scène se produit pour les autres sœurs.  La prieure est immolée la dernière.  Elles sont ensuite inhumées dans une fosse commune au cimetière de Picpus.  Le 27 mai 1906, elles sont béatifiées par le pape Pie X.

« Quel bonheur de mourir pour son Dieu ! » s’était écriée l’une d’elles.  « Soyons les dernières à mourir. » En effet, dix jours après ce sacrifice cessait la tourmente qui, pendant deux ans, avait répandu sur le sol de France le sang des fils de France » (Décret de Béatification)

Les carmélites de Compiègne furent béatifiées deux semaines après que Julie eut reçu cet honneur le 13 mai 1906.

Comme les carmélites de Compiègne, Julie, humblement, participe au mystère d’amour d’un Dieu blessé par la souffrance du monde.  Malgré le danger des troubles liés à la Révolution française, sa conviction intime en la Bonté de Dieu est inaltérable.  Entièrement paralysée et ne pouvant s’exprimer, elle donne un sens à sa vie en s’offrant en victime et en présentant au Christ sa vie de femme dépossédée de toute activité et de toute possibilité de service.  Cet abandon la conduit à une confiance absolue.  Elle écrira plus tard :

Un signe fut donné à Julie, comme une réponse et aussi comme un appel à un don absolu (voir le thème du mois de mai) :  https://snddensjb50.org/2019/05/01/compiegne-theme-la-vision/

Si la croix est présente, Julie sait qu’elle est l’expression de l’infinie bonté de Dieu et de son incommensurable amour.

The Universal Call to Holiness

French

HOW JULIE BECAME A SAINT – CANONIZATION 

In 2019, the Sisters of Notre Dame, forming a large international family, are celebrating the 50th anniversary of the CANONIZATION of their foundress, Saint Julie Billiart.

The General Archives of the Congregation and the Heritage Center produced an EXPOSITION in order to understand the process as to how Julie became a saint.  Several panels displaying some of the documents of the time tell you, by means of a timeline, the events between 1881 and 1969. 

The exposition is accessible during the hours when the Heritage Center is open (Motherhouse of the Sisters of Notre Dame, 17, rue Julie Billiart in Namur, Belgium):  Monday to Friday from 9:00 am to 12:00 noon and from 1:00 pm to 4:00 pm (weekends, holidays and groups as requested).

Holiness by Popes Paul VI and Francis. Click and read the document.

Pictures of the exposition in the Heritage Center in Namur.

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The 6 stages of the process of the canonization of Julie Billiart:

1.  The diocesan inquiry into establishing the reputation of holiness (1881-1889)
2.  Acceptance of the “dossier” by the Vatican; Julie becomes Venerable (1889)
3.  The apostolic process (1890-1897) and the endorsement of three miracles (1905).
4.  Julie becomes Blessed (1906)
5.  The resumption of the cause and approval of two miracles (1924-1968)
6.  Julie becomes a saint (1969)

Investigation in the ARCHIVES on the canonization of Julie Billiart 

50 years later, how does Julie’s holiness still serve as an example?  How does she inspire all those who walk in her footsteps:  the sisters, volunteers, friends, teachers and students? 

  1: THE SMILING SAINT. Click to read or download

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Illustration2-editedMother Aloysie, 6th Superior General (1875-1888)

Illustration3 editedMonsignor Gravez, Bishop of Namur (1867-1883)

Illustration4 editedLetter of Monsignor Gravez, Bishop of Namur, which accepts the request of Mother Aloysie with respect to the introduction of the causes of Julie and Françoise.

Illustration5 editedNote of invitation to the diocesan process

Illustration6-edited-2Three large related volumes with all the letters of postulation for the purpose of the Introduction of Julie’s cause, General Archives of the Congregation, Namur.

Illustration7Cabinet with all the official documents related to Julie Billiart’s cause, General Archives of the Congregation, Namur.

Illustration8 editedLetter of postulation to introduce Julie’s cause signed by the Queen of the Belgians, Marie-Henriette (wife of King Leopold II), 1888.

     2: VENERABLE JULIE. Click to read or download

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Illustration9 editedTestimony of Sister Marie Adele Claus deposed at Clapham (Great Britain), July 15 1882, for the purpose of Julie’s beatification.

Illustration10_1889_DecretDecree of introduction of Julie’s cause, 1889.  Julie becomes Venerable.

 3: BLESSED JULIE. Click to read or download

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Illustration11Shrine of Saint Julie exposed in the Heritage Center at Namur. To know more:  http://www.snddenheritagecentre.org/MUSEE/index.php/la-  mort-de-Julie/chasse

Illustration12-editedPope Pius X, Cardinal Ferrata (Protector of the Institute in Rome). Monsignor Heylen (Bishop of Namur) and Mother Aimée de Jésus with their crest.

Illustration13-editedOrigin and meaning of the crest of the Sisters of Notre Dame de Namur.

Illustration14Poster of the celebrations in Namur for the beatification of Julie, May 17-21, 1906.

Illustration15Picture of the celebrations in Namur, 1906.

 4: SAINT JULIE. Click to read or download

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Illustration16-editedReverend Ugo Märton, O. Praem., Postulator of the Cause, thanks Pope Paul VI for Julie’s canonization.

Illustration17-editedCanonization in Rome by Pope Paul VI.

Illustration18-editedOfficial decree (in parchment with illuminations) signed by Pope Paul VI, June 22, 1969.  Julie Billiart becomes a saint.

                   5: MIRACLES OF THE BEATIFICATION

In his homily of June 22 (1969), Pope Paul speaks to us of holiness and miracles:

“This is hagiography, the study of saintliness.  This very praiseworthy study has often turned its passionate gaze upon the MIRACULOUS ASPECTS of saintliness; and it has been so engrossed but the latter as to fix attention on observation of miracles, almost equating saintliness and miracle.

Thus sometimes, IN OTHER AGES, devotion to saintliness was considered as having leave to adorn it with IMAGINARY MIRACLES AND AMAZING LEGENDS, not, perhaps, with the intention of offending historical truth, but as a gratuitous and conventional tribute, a floral and poetic one.

NOW it is no longer so.  Miracles remain a proof, a sign of saintliness; but they do not make up its essence.  Now the study of saintliness is focused rather on HISTORICAL VERIFICATION OF THE FACTS and the documents that bear witness to it, and on the exploration of the PSYCHOLOGY of saintliness.”

To be recognized as blessed, Venerable Julie must have accomplished at least one miracle after her death.

The recognition of a miracle is subject to strict rules. A medical investigation is conducted on people to prove their miraculous healing through the intercession of Venerable Julie.

In 1905, three miracles are attested by the Sacred Congregation of Rites.

  1. In 1882, 16-year-old Armand Hubin (Liège) was miraculously cured after his mother went to Julie’s grave and applied a relic to the ulcer of his leg.
  2. Jean Noël Grégoire (from Namur), aged 20, suffered for many years at one of his legs following a bad fall. In 1881, in desperation, a novena was begun at Julie and a relic was applied to his wound. From the first day, he found a perfect health.
  3. Louis Waëlens (from Bruges), 28, suffered from an ulcer in the stomach. He was unable to eat for years because of the pain and was wasting away. In 1886, his wife went to the sisters to explain the suffering of her husband. They gave him a relic and suggested starting a novena to Venerable Julie. That night, Louis Waëlens was able to eat without pain for the first time in years.

Illustration19-editedLouis Waëlens miraculously healed by the venerable Julie in 1886.

Illustration20-editedDecoration of St. Peter’s Basilica, Rome, May 13, 1906

                6: MIRACLES OF THE CANONISATION

The sisters received hundreds of letters attesting to miraculous cures by means of the intercession of Blessed Julie.  Among the hundreds of files, only four had been examined by the Sacred Congregation of Rites (and two will be finally recognized in 1958 and 1967).

The first miracle recognized is that of Otacilio Ribeiro.  The story takes place in Campos Novos, in Brazil, on September 29, 1950.  Otacilio Ribeiro, a young farmer of 29 years, is taken to the hospital by his father because of a tumor in his lower abdomen.  They are welcomed by Sister Maria Bardona and Sister Mary Ludivine, of the Cosfeld Sisters of Notre Dame.  Having performed an incision, Doctor Janh Martins Ribeiro determines it to be impossible to proceed with the removal of the tumor which is inaccessible and he pronounces the patient doomed.  “Sister,” says the doctor, “he will not live an hour longer.”

The two sisters of Coesfeld and a third, Sister Maria Adelaide, then begin to pray to Blessed Julie.  The next day, Otacilio revives; Sister Ludivine invites him to join in their prayers and she applies a relic of Julie to the site of the incision.  The doctor only gives him three days to live.  However, a few days later, Otacilio calls to sister:  “Sister, there is something unusual.  I can’t explain it but it’s different.”  The next day, Otacilio is able to sit up.

A week later, Otacilio is cured.  His parents offer to the sisters 3 1/3 lbs. of wax for candles and Otacilio promises to name his daughter Julie if he has one someday.

In 1957, Mother Mary Verona, the assistant to the Superior General of the Coesfeld Sisters of Notre Dame, writes to Sister Ludivine in Brazil so that she might submit Otacilio Ribeiro’s miracle to the Sacred Congregation of Rites.  On January 17, 1958, the miracle is authenticated.

As for the second miracle, it is recognized by the Vatican on March 10, 1967.  It concerns the miracle of Homère Rhodius, dating from 1919.  At that time, Homère Rhodius was 69 years of age.  He suffered from a uremic crisis that, in but a few days, reduced him to a critical state.  The doctors judged the illness to be incurable. Homère Rhodius’ daughter, Sister Marie Ludovica, was a Sister of Notre Dame of Namur; she began a novena in the Garden Chapel where Julie was interred.  A relic was applied on the site of the malady and, instantly, the condition of the patient improved significantly.  In less than a month, he was perfectly cured.

Submitted in 1924, at the time of the resumption of Julie’s cause, this miracle had not been validated by the Vatican.  It is the first time that a lawyer at the Consistory, Giovanni-Battista Ferrata, succeeded in obtaining a reversal of the first ruling of the Medical Consultation.

Illustration21-editedMr. Otacilio Ribeiro (miraculous cure) and his daughter, Julie. 

Illustration22-editedPositio Super Miraculis listing the two miracles of the canonization, 1968.

Illustration23-editedBanner made by Missori en 1968 for the canonization of Saint Julie.  On can see Saint Julie with a Sister of Notre Dame de Namur and two “cousins” (a Sister of Notre Dame of Amersfoort and a Sister of Notre Dame of Coesfeld who claim the same spirit and follow the same rule but without juridical ties with the Congregation of the Sisters of Notre Dame de Namur), surrounded by children from all the nations.

l’appel universel à la sainteté

anglais

COMMENT JULIE EST DEVENUE SAINTE -CANONISATION

En 2019, les Sœurs de Notre-Dame qui forment une grande famille internationale célèbrent le 50ème anniversaire de la CANONISATION de leur fondatrice, sainte Julie Billiart.

Les archives générales de la congrégation et le centre d’héritage ont réalisé une EXPOSITION pour comprendre comment Julie est devenue sainte.  Plusieurs panneaux avec des documents d’époque vous racontent sous forme de frise chronologique les évènements entre 1881 et 1969.

L’exposition est accessible aux horaires d’ouverture du centre d’héritage (Maison mère des SND 17, rue Julie Billiart à Namur – Belgique) : du lundi au vendredi de 9h00 à 12h00 et de 13h00 à 16h00 (week-end, jours fériés et groupes sur demande).

Sainteté par les papes Paul VI (1969) et François (2018). Clic et lire le document.

Photos de l’exposition au Centre d’héritage à Namur.

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Les 6 étapes du processus de canonisation de Julie Billiart:

  1. Enquête diocésaine pour établir la réputation de sainteté (1881-1889)
  2. Acceptation du « dossier » par le Vatican ; Julie devient Vénérable (1889)
  3.  Procès apostolique (1890-1897) et approbation de trois miracles (1905)
  4.  Julie devient bienheureuse (1906)
  5.  Reprise de la cause et approbation de deux miracles (1924-1968)
  6.  Julie devient sainte (1969).

Enquête dans les ARCHIVES sur la canonisation de Julie Billiart

50 ans après, comment la sainteté de Julie est-elle encore un exemple ?  Comment inspire-t-elle tous ceux qui marchent dans ses pas : les sœurs, les associés, les volontaires, les amis, les professeurs et les élèves ?

                         1: La Sainte qui sourit. Cliquez ici pour lire et télècharger la ligne du temps.

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Illustration2-editedMère Aloysie, 6ème supérieure générale (1875-1888)

Illustration3 editedMgr Gravez, évêque de Namur (1867-1883)

Illustration4 editedLettre de Mgr Gravez, évêque de Namur qui accepte la requête de Mère Aloysie à propos de l’introduction des causes de Julie et Françoise, 18 mars 1881.

Illustration5 editedBillet de convocation au procès diocésain, 4 octobre 1881.

Illustration6-edited-2Trois gros volumes reliés avec toutes les lettres postulatoires en vue de l’Introduction de la cause de Julie, Archives générales de la congrégation, Namur.

Illustration7Armoire avec tous les documents officiels liés à la cause de Julie Billiart, Archives générales de la congrégation, Namur.

Illustration8 editedLettre postulatoire pour l’Introduction de la cause de Julie signée par la reine des Belges, Marie-Henriette (épouse du roi Léopold II), 1888.

                                     2: Vénérable Julie. Cliquez ici pour lire et télècharger la ligne du temps.

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Illustration9 editedTémoignage de la Sœur Marie Adèle Claus déposé à Clapham (G-B) le 16 juin 1882 en vue de la béatification de Julie.

Illustration10_1889_DecretDécret d’introduction de la cause de Julie, 1889.  Julie devient Vénérable.

                                  3: Bienheureuse Julie. Cliquez ici pour lire et télècharger la ligne du temps

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Illustration11Châsse de sainte Julie exposée au Centre d’héritage à Namur.  Pour en savoir plus : http://www.snddenheritagecentre.org/MUSEE/index.php/la-mort-de-julie/chasse

Illustration12-editedPape Pie X, le Cardinal Ferrata (Protecteur de l’Institut à Rome), Mgr Heylen (évêque de Namur) et Mère Aimée de Jésus avec leur blason.

Illustration13-editedOrigine et signification du blason des Sœurs de Notre-Dame de Namur.

Illustration14Affiche des célébrations à Namur pour la béatification de Julie, 17-21 mai 1906.

Illustration15Photo des fêtes à Namur, 1906

                                      4: Sainte Julie. Cliquez ici pour lire et télècharger la ligne du temps.

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Illustration16-editedRévérend Ugo Märton, O. Praem., Postulateur de la Cause, remercie le Pape Paul VI pour la canonisation de sainte Julie.

Illustration17-editedCanonisation à Rome par le Pape Paul VI.

Illustration18-editedActe officiel (en parchemin avec enluminures) signée par le Pape Paul VI le 22 juin 1969 : Julie Billiart devient sainte

                       5: MIRACLES DE LA BÉATIFICATION

Dans son homélie du 22 juin 1969, le Pape Paul VI nous parle de la sainteté et des miracles.

« L’hagiographie, qui est l’étude de la sainteté, s’est souvent intéressée avec passion aux ASPECTS MIRACULEUX de celle-ci, au point d’identifier la sainteté par le miracle. 

C’est ainsi qu’AUTREFOIS la sainteté a parfois été agrémentée de MIRACLES IMAGINAIRES ET DE LÉGENDES FANTASTIQUES.  On voulait par-là, non pas porter atteinte à la vérité historique, mais rendre au saint un hommage gratuit, conventionnel, poétique. 

MAINTENANT, il n’en est plus ainsi : le miracle reste une preuve, un signe de sainteté, mais il n’en constitue pas l’essence.  Aujourd’hui, l’étude de la sainteté s’intéresse surtout à la VÉRITÉ HISTORIQUE des faits et des documents qui l’attestent, et aussi à l’exploration de la PSYCHOLOGIE des saints. »

Pour être reconnue bienheureuse, la vénérable Julie doit avoir accompli au moins un miracle après sa mort.

La reconnaissance d’un miracle est soumise à des règles strictes.  Une enquête médicale est menée sur les personnes afin de prouver leur guérison miraculeuse par l’intercession de la vénérable Julie.

En 1905, trois miracles sont attestés par la Sacrée Congrégation des Rites.

  1. En 1882, Armand Hubin (de Liège), âgé de 16 ans, guérit miraculeusement après que sa mère se rendit au tombeau de Julie et appliqua une relique sur l’ulcère de sa jambe.
  2. Jean Noël Grégoire (de Namur), âgé de 20 ans, souffrait depuis de nombreuses années à l’une de ses jambes suite à une mauvaise chute. En 1881, en désespoir de cause, on commença une neuvaine à Julie et une relique fut appliquée sur sa blessure.  Dès le premier jour, il retrouva une santé parfaite.
  3. Louis Waëlens (de Bruges), 28 ans, souffrait d’un ulcère à l’estomac. Il était incapable de manger depuis des années à cause de la douleur et dépérissait.  En 1886, sa femme se rendit chez les sœurs pour leur expliquer les souffrances de son mari.  Elles lui donnèrent une relique et suggèrent de commencer une neuvaine à la vénérable Julie.  Cette nuit-là, Louis Waëlens fut capable de manger sans douleur pour la première fois depuis des années.

Illustration19-editedLouis Waëlens guérie miraculeusement par la vénérable Julie en 1886.

Illustration20-editedDécoration de la basilique Saint-Pierre de Rome le 13 mai 1906

            6: LES MIRACLES DE LA CANONISATION

Les Sœurs ont reçu des centaines de lettres attestant de guérisons miraculeuses par l’intercession de la bienheureuse Julie.  Parmi ces centaines de dossiers, seuls quatre ont été examinés par la Sacrée Congrégation des Rites (et deux seront finalement reconnus en 1958 et 1967).

Le premier miracle reconnu est celui d’Otacilio Ribeiro.  L’histoire se déroule à Campos Novos, au Brésil, le 29 septembre 1950.  Otacilio Ribeiro, un jeune fermier de 29 ans, est emmené à l’hôpital par son père à cause d’une tumeur dans le bas ventre.  Ils sont accueillis par Sœur Maria Bardona et Sœur Mary Ludivine, des SND de Coesfeld.  Après avoir pratiqué l’incision, le Docteur Janh Martins Ribeiro juge impossible de procéder à l’ablation de la tumeur qui est inaccessible et condamne le malade.  « Ma sœur, dit le médecin, il ne vivra pas une heure de plus. »

Les deux sœurs de Coesfeld et une troisième, Sœur Maria Adélaïde, commencent alors à prier la bienheureuse Julie.  Le lendemain, Otacilio revient à lui ; sœur Ludivine l’invite à se joindre à leurs prières et applique une relique de Julie à l’endroit de l’incision.  Le médecin ne lui donne pas trois jours à vivre.  Pourtant, quelques jours plus tard, Otacilio appelle la sœur : « Sœur, il y a quelque chose d’inhabituel.  Je ne peux pas expliquer mais c’est différent. »  Le lendemain, Otacilio pouvait s’asseoir.

Une semaine plus tard, Otacilio est guéri.  Ses parents offrent aux sœurs un kilo et demi de cire pour les bougies et Otacilio promet d’appeler sa fille Julie si il en avait une un jour.

En 1952, Mère Mary Verona, l’assistante de la supérieure générale des SND de Coesfeld, écrit à Sœur Ludivine au Brésil afin qu’elle soumette le miracle d’Otacilio Ribeiro à la Sacrée Congrégation des Rites.  Le 17 janvier 1958, le miracle est authentifié.

Quant au second miracle, il est reconnu par le Vatican le 10 mars 1967.  Il s’agit du miracle de Homère Rhodius, datant de 1919.  A cette époque, Homère Rhodius était âgé de 69 ans.  Il souffrit d’une crise d’urémie qui le réduisit en quelques jours à un état très grave.  Les médecins jugèrent la maladie inguérissable.  La fille d’Homère Rhodius, Sœur Marie-Ludovica, était SND de Namur ; elle entama une neuvaine dans la chapelle du jardin où Julie était enterrée.  Une relique fut appliquée sur le malade et aussitôt, l’état du malade s’améliora sensiblement.  Et en moins d’un mois, il était parfaitement guéri.

Soumis en 1924, au moment de la reprise de la cause de Julie, ce miracle n’avait pas été validé par le Vatican.  C’est la première fois qu’un avocat du Consistoire, Giovanni-Battista Ferrata, réussit à obtenir un changement du premier jugement de la Consultation Médicale!

Illustration21-editedMonsieur Otacilio Ribeiro (miraculé) et sa fille Julie. 

Illustration22-editedPositio Super Miraculis reprenant les deux miracles de la canonisation, 1968.

Illustration23-editedBannière réalisée par Missori en 1968 pour la canonisation de sainte Julie.  On y voit Sainte Julie avec une SND de Namur et deux « cousines » (une SND d’Amersfoort et une SND de Coesfeld qui se réclament du même esprit et suivent la même règle mais sans lien juridique avec la congrégation des SND de Namur), entourée des enfants de toutes les nations.

COMPIÈGNE – THE VISION

français

As a disciple of Jesus, Julie knew that the cross was inevitable in her life.  She went through the experience of trials and suffering.  But she also knew that it was by means of this cross that she would experience resurrection and new life.

1_Citation_EN

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Drawing from the comic book, Saint Julie Billiart, Signe, 2000.  (Available in the Heritage Centre of the Sisters of Notre Dame – heritagecentre@sndden.org). 

Threatened at Gournay-sur-Aronde by the revolutionaries, Julie and her niece, Felicity, were brought to Compiègne and abandoned in the courtyard of an inn.  This must have been in April of 1792, as recalled in graffiti on the wall of the chateau of Gournay-sur-Aronde.  The years spent in Compiègne are without doubt the most difficult of Julie’s life.  Her health is quickly deteriorating. Completely paralyzed, she loses her ability to speak as testifies Father de Lamarche who knew her in 1793: “Mère Julie was living secluded in a bedroom with one of her nieces who took care of her.  I went to visit her and she could only speak by means of signs.  In order to hear her confession, it was necessary for her to be notified an hour in advance.”  Bedridden, she offers herself as a victim, giving to Christ her life as a woman dispossessed of all activity and all possibility of giving service.  Pursued and unwelcome, Julie and her niece changed lodging several times until October of 1794, the date when Madame Baudoin, who formerly spent her summers in Cuvilly, took Julie under her protection and had her brought to Amiens.

  • Compiègne and the Revolution

While Julie is in Compiègne, King Louis XVI is arrested.  It’s the end of royalty in France; the monarchy is replaced by a Republic in September, 1792.  The King is executed but, in order to face the many counter-revolutionaries and French monarchists, Robespierre puts in place exceptional measures that will be later called the “Terror.”  The most well-known is the terrible law of the suspicious that requires the taking of a census of all those who go against the revolutionary cause.  Everywhere committees of surveillance control opinion.  They send suspicious persons to exceptional tribunals or revolutionary courts.  Nearly 20,000 people, suspected of counter-revolutionary sympathies, are executed.

“Days of darkness are perhaps our best and happiest days for glorifying God.” Julie Billiart

  • Julie, “the unwelcome”

Everywhere they look for those who go against the cause of the French Revolution; this is the case of the 16 Carmelites of Compiègne who refuse to swear allegiance to the Nation (because it is opposed to their vow of obedience).  On July 17, 1794, the Carmelites of Compiègne are guillotined.  This news was no doubt very painful for Julie.  Julie was in contact with the Carmelites of Compiègne:

  • She knows Father de Lamarche who, disguised as a worker, had blessed each one of the Carmelites going to her death.
  • By means of her niece, Felicity, who washed the linens for them. We know this thanks to a letter from Mother Henriette de Croissy, Carmelite (between 1792-1794).

Like the Carmelites, Julie offers herself to God in order to save France and Christians; she will suffer profoundly from the knowledge of their violent death in Paris in July of 1794.  A letter from Father de Lamarche to Abbot Belfroy in 1820 allows one a little approach to the mystery of the surprising solidarity lived by Julie in Compiègne with all the oppressed, those left behind:  “I followed her intermittently for about a year; I admired more and more the progress that she was making in piety.  She offered herself continually as a victim to God to appease his anger… always calm, always united to God.  Her prayer was continual.”  The testimony of Abbot de Lamarche expresses his admiration for Julie’s faith and her strength of soul.

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  • Julie, isolated from much spiritual nourishment

Near Julie, few people:  her niece, Felicity, who from day to day had to keep abreast  of the external situation and, notably, the death of her father in June, 1792.  From 1793, Abbot de Lamarche who met her at that time “rendered his religious services” to pious persons and to the Carmelites.  One can hypothesize that Abbot de Lamarche knew, through Abbot Courouble in 1792, the name and address of the invalid.  Doubtlessly, before their exile to Liège in November of 1792, Abbots Courouble and Carlet, were spiritual directors – one of the Carmelites, the other of the Visitation community.

  • “Confidence, love, total abandon into the hands of God; there is your strength, your support.” Julie Billiart

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It is while she was suffering the most from her physical state, when she was totally powerless, hunted, surrounded by violence and the insecurity of the times, that Julie lived one of the most profound spiritual experiences of her life.  It is at Compiègne that, one day rapturous in ecstasy, Julie suddenly sees Jesus on the cross of Calvary, surrounded by a great number of women wearing a religious habit that she did not recognize.  Julie, then, received her vocation of foundress:  “These are the daughters that I give you in the Institute that will be marked by my cross.”

It is in the recollections of some boarders and, especially, in the depositions in preparation for Julie’s beatification (1881-1889), preserved in the archives of the congregation in Namur, that we find testimonials mentioning the vision that Julie had in Compiègne around 1793.

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Picture of the folders containing the depositions of the sisters in preparation for the beatification of Julie.  General Archives of the Congregation in Namur

“She had a vision in which the Good God revealed to her the work she was one day to found.  She had seen a cross, then, all that she was to endure:  suffering, persecutions, etc….    She had also seen some religious women with our habit and Our Lord had told her: ‘These religious will be your daughters.’”  Recollections of Mère Julie by Sister Reine Cambier, age 78, 1879.  [Green notebook 29 (General Archives), p. 130-134]

  1. Julie speaks very little of this mystical intuition.  These are always intimate revelations to one or other confidante. 

“Since I have never spoken to anyone since that was said to me in confidence, I have forgotten a little.”  Testimony of Mademoiselle Henriette Fallon, aged 84 (former boarder who knew Julie Billiart in 1809), Namur, 1879 [Green notebook 28 (General Archives), p. 78].

“Our foundress was so humble that she never spoke of this vision.  We knew of it from Sister Anastasia, superior of the Namur house (1816-23).  […] Sister Madeleine (the one who walked with crutches) told me the same thing, but Mère Julie rarely confided about it.”  Recollections of Mère Julie by Sister Reine Cambier, 1879. 

“In 1812, if I’m not mistaken, at the time when Mère Julie went to Amiens for the reunion, she had another vision and wrote to our dear Mother St Joseph.  We wanted to question her about this, but she answered: ‘You will know all about it in heaven.’  Then she smiled and, when we insisted, she said: ‘Mère Julie wouldn’t be happy if I were to speak of it because she had me tear up the letter that she wrote to me from Amiens, and in which she recounted to me what Our Lord had shown her and said when she approached Amiens.’”  Recollections of Mère Julie by Sister Reine Cambier, 1879.

Here are some details concerning the vision of 1812 about which Sister Reine speaks. (See the Proceedings of Fama sanctitatis in preparation for Julie’s beatification).  The bishop of Amiens had expressed his regrets on having sent Mère Julie away from his diocese and invited her to return.  At the moment of her entrance into the house (rue du Faubourg de Noyon in Amiens), Julie had an apparition of Jesus Christ carrying his cross and addressing these words to her:  “ I am the Way, the Truth and the Life.”  At the same time, the Savior seemed to be leaving the house on the Faubourg-Noyon.  Julie had many reservations on the subject of these extraordinary graces so the Sisters knew very little of what happened to her.  But, once again, the theme of the cross was present in Julie’s life.

  1. The description of the vision is always the same:  cross – persecution in Amiens – women religious in a habit

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Testimony of Sister Marie Adèle Claus deposed at Clapham (G-B) June 16, 1882.  Click to download  the document.

“The oldest Sisters of the Congregation spoke to us of a vision granted to our Mother, during the years of suffering and privation that she spent in Compiègne prior to her stay in Amiens, in the home of the Viscount Blin de Bourdon.  What was shown to Julie, still on her bed of suffering, (1793), was an ELEVATED CROSS, on a mountain and, at the foot of the cross, a large number of RELIGIOUS WOMEN, DRESSED AS WE ARE, and Our Lord said to her that these religious would be her daughters but that she would have to submit to a GREAT PERSECUTION IN AMIENS.”  Testimony of Sister Marie Adèle Claus deposed at Clapham (G-B), June 16, 1882, pp. 38-39.

  1. Persecution in Amiens

“Our good Mère Julie says that it was because of this vision that she had felt so much repugnance in coming to Amiens when Madame Baudoin appealed to her to come there.  She knew that the work of the Institute would occur but she didn’t know when or how.”  Recollections of Mère Julie by Sister Reine Cambier, 1879.

  1. Faces that she recognized later, among which…
  • Mother St. Joseph: At times, full of a confident abandon, good Mère Julie spoke to me of the glory of the Sacred Heart of Jesus, for whom she had such a great love and her miraculous cure. Then, while walking one day, she said to me that, while still being on her bed of suffering in Compiègne, incapable of budging because of her paralysis, the Good God showed her the work he wanted to accomplish through her.  She had also seen at that time that Mademoiselle Blin would be her companion in this work.  She added that when Mademoiselle Blin made her first visit after she had left prison, ‘I recognized her immediately!’”  Testimony of Mademoiselle Henriette Fallon, aged 84 (former boarder who knew Julie Billiart in 1809).  Namur, 1879 [Green notebook 28 (General Archives), p. 78.]
  • “From then on, she had distinguished our Reverend Mother St. Joseph who would later be the salvation of the Institute.”  Deposition of Sister Marie Claudine (in the world, Julie Godefroit), January 25, 1883, at Chimay, pp. 56-57.

After the death of her father in 1797, Françoise was free to consecrate herself to God as she wished.  But, she had doubts as to the shape of this project; she hesitated to become a Carmelite.  It is only at this time that Julie shared with her the role Françoise had in the vision she had had while hiding in Compiègne:  women religious assembled at the foot of the cross and among them was found the face of Françoise whom Julie did not yet know.  After the death of the Viscount Blin, Julie felt free to speak to Françoise of her intuitions in some letters:

“I always have before my eyes that about which I spoke to you once: that the Good God granted me the grace of finishing my days with you.  Divine Providence, having permitted that I meet you, you will have what it takes to exercise your zeal with me…”  “As soon as I learned of the death of your father, I saw you throw yourself in my arms.  It seemed to me that this was going to be the moment when the Good God would give you to me and me to you in so strong a manner that only death would separate us.”

  • Sister Ursule (Marie) Blondel: “In this vision, she knew distinctly each of her first religious. […] “When the young MARIE (BLONDEL) presented herself to our worthy Mother during a trip to Ghent, June 11, 1813, our good Mother, seeing this sincere girl of 17 years take a step toward her, and as soon as Marie said:  “Reverend Mother, permit me to ask a favor…,” our foundress interrupted the future postulant and embraced her enthusiastically saying to her:  ‘Yes, yes, you will be my good dear daughter:  I saw you at Compiègne.’”  Notes about sisters who have died, XIV, p. 47 and Deposition of Sister Julienne des Anges (Marie Philomène Berlenger), August 2, 1882, at Antwerp, pp. 3-4.
  • “But our respect for our venerable Foundress was such that, not one of us, not even our Superior, Sister Marie Steenhaut, dared to ask our dear Mère Julie to explain what she said.  “I saw you in Compiègne.”  Annals of Nouveau-Bois in Ghent. 

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